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Le logis de Fresneau
1. Caracteristiques
Ce logis se trouve au fond d’une très grande cour entourée de ses vastes servitudes. On pénètre dans cette cour par un grand portail en plein cintre ouvrant sous un porche auprès de communs où l’on voit des restes de fenêtres du XVe. Le logis se compose d’un grand corps de bâtiment à un étage accosté à chaque extrémité d’un gros pavillon au grand comble d’ardoises. Celui de droite date du siècle dernier, celui de gauche ainsi que le bâtiment central pourrait être du XVIIe. Sur lui, s’accrochent en équerre de grands bâtiments de servitudes où l’on remarque deux portes en plein cintre du XVIIe. A l’intérieur, très vastes appartements sans caractère. Les dépendances abritent une fuye cylindrique qui a perdu sa toiture, un vivier d’une centaine de mètres sur 15 équipé d’une anguillère, et un moulin à eau.

 

2. Historique

Ses seigneurs : En 1485, Jehan de Montigny est seigneur de Fresneau.

  • En 1539, René de Montalembert est seigneur de Fresneau, marié à Gillette Pastureau, d’où :
  • Marie de Montalembert, mariée le 23 mars 1551 à Jean de Puyguyon d’où, une fille unique :
  • Renée de Puyguyon, mariée le 3 décembre 1581 à Ambroise de Montalembert de Granges, d’où :
  • Philippe de Montalembert de Granges, seigneur de Puyguyon et de Fraisneau, marié en 1606 à Marie Boquet (ou Boynet), d’où :
  • René de Montalembert, marié le 4 janvier 1647 à Françoise Barilhon, dame de Somplaire. Il prend le titre de marquis de Surgères comme descendant de Geoffroy de Surgères, seigneur des Granges, fils de Guillaume III Maingot et de Berthe de Rancon.
  • La terre de Freneau est adjugée le 10 avril 1633 à Pierre Rousseau, sieur de la Barde, marié :
  • A Catherine Gentil
  • A Catherine Damours, d’où Louis Martial Rousseau, seigneur de Fraisneau qui meurt sans postérité en 1667.
  • Sa sœur Judith Rousseau apporte la terre de Fresneau à Jacques de Ponthieu, d’où :
  • Christophe de Ponthieu, seigneur de Fresneau qui en 1758 figure au rôle du ban de la noblesse.
  • Catherine de Ponthieu, sa sœur, veuve de René de Ponthieu, seigneur du Breuil de Chives qui, le 20 mars 1705 afferme sa part de la seigneurie de Fraigneau ainsi qu’il a été réglé avec M. de Fraigneau, son frère. Le 17 août 1734, état des lieux de la seigneurie de Fresneau réclamé par Catherine de Ponthieu, veuve de René de Ponthieu, chevalier, seigneur de Chives, dame en partie de la seigneurie de Fresneau, demeurant au château du dit lieu, paroisse d’Haimps.
  • Le 2 mai 1787, transaction de procès entre François de Nesmond, chevalier, ancien chevau-léger de la garde du roi, demeurant au château de Fraigneau, paroisse d’Haimps, faisant pour Pierre, François Lecomte, chevalier, seigneur du Theil, Fraigneau demeurant au château du Theil, etc.
  • En 1789, la seigneurie de Fresneau était possédée indivisement par François de Nesmond, chevalier, demeurant au château de Fresneau et Alexandre Lecomte, écuyer, seigneur du Theil.
  • François Arnoul de la Porte du Theil de Fresneau, né le 5 juillet 1749, sert dans les carabiniers et meurt à Paris, à l’hospice de l’Unité, le 23 Germinal IV (branche éteinte).

 

3. Armoiries

Montalembert : D’argent à la croix ancrée de sable.

Puyguyon : D’or à une tête de cheval effarouché contournée de sable.

Rousseau : D’argent au chevron de gueules accompagné de 3 têtes de sinople.

Ponthieu : Ecartelé d’or et de gueules.

Nesmond : D’or à 3 cornets de sable lié d’azur, viroles de gueules et enguichés d’or.

Du Theil : D’or au chevron de gueules.

Le logis du Cluzeau
1. Caracteristiques

Il ne reste guère de ce logis qu’une grosse tour peu élevée avec son toit en poivrière à côté de la porte d’entrée.

2. Historique

Ses seigneurs : En 1400, Jehan du Chesne, écuyer, seigneur du Cluzeau et y demeurant, natif de Romefort dans la Châtellenie de Matha.

  • En 1520, Jehan du Chesne, seigneur du Cluzeau.
  • Louis du Chesne fait partie du ban de 1553, marié à Jeanne Germain.
  • En 1607, Louis Joubert, écuyer, sieur de Puyrimbauld et du Cluzeau, demeurant en son logis du dit Cluzeau.
  • Le 16 janvier 1612, René Gaudin, seigneur du Cluzeau, épouse Suzanne de Granges, fille de Philippe de Montalembert de Granges et de Marie Boquet.
  • En 1656, Louis Gaudin était seigneur du Cluzeau et y demeurait. Marié à Renée Marchand, d’où :
  • Alexandre Gaudin, commandant du Régiment d’Agenois, décédé le 19 juillet 1730 et inhumé dans l’Eglise des Cordeliers à Saintes.
  • François Gaudin.
  • Jacques GAUDIN, marié à Hélène Véronneau, meurt le 5 décembre 1732, laissant :

François GAUDIN, seigneur du Cluzeau et de Ternant (Marquis en 1763), Mousquetaire, marié vers 1760 à Beaufief avec Marie-Madeleine de Collincourt, fille de Henri et de Charlotte de la Vernède, qui, devenue veuve se remarie avec Pierre Ménard, seigneur de Bessé. Il figure au ban de 1758.

  • Alexandre Gaudin, seigneur de Landrais. Marié à Charlotte, Angélique de Livenne, fille de Jean de Livenne, seigneur de Loron et d’Angélique de Beaumond, le 2 janvier 1755.
  • François GAUDIN, écuyer, sieur du Cluzeau et Catherine de Cullan, son épouse, demeurant au logis noble du Cluzeau. Leur contrat de mariage est du 13 mas 1687. Il laisse à la mort de sa femme 4 enfants :
  • Jacques Gaudin, écuyer, seigneur du Cluzeau, marié à Anne Eleine Véronneau
  • Alexandre Gaudin
  • Magdelleine
  • Marie Gaudin
  • Le 4 avril 1711, Louis, Jacques de Cullan, chevalier, seigneur de Landray est nommé administrateur des biens immeubles des enfants du sieur feu Gaudin du Cluzeau, Jacques Gaudin et sa sœur Magdelleine Gaudin.
  • Blanche Gaudin du Cluzeau, mariée à Victor de Montbel, d’où :
  • Jean, Roger, Amédée, comte de Montbel décédé à Coivert le 25 décembre 1817. Marié à Marie, Adelaïde Renou, d’où :
  • Marie, Zelia, Herminie de Montbel, née à Coivert le 1er septembre 1817, mariée à Henri Gaudiot, baron de Villey.
  • Pierre Gaudin du Cluzeau de Ternant, Capitaine d’Infanterie reçu par le Prince de Condé le 23 novembre 1815.
3. Armoiries

De Chesne : De gueules au chêne terrassé d’argent englanté de sinople, au chien de sable colleté d’or assis au pied de l’arbre adextré d’un lys d’argent.

Joubert : De gueules à 3 tours d’or maçonnées de sable ouvertes du même.

Gaudin : D’Azur à 10 losanges d’or posés en orle.